HISTOIRE DE LA LANGUE TONGAN

 Le tongan est l'une des multiples langues de la branche polynésienne des langues austronésiennes, avec l'hawaïen, le maori, le samoan et le tahitien.

Le tongan est une langue officielle et nationale du Royaume des Tonga qui comprend des locuteurs natifs de 200,000 personnes, bien que l’anglais et aussi pratiqué, mais peu parlé. C’est un peuple polynésien constitué d'un groupe d'îles situé dans le Pacifique Sud. Le territoire des Tonga englobe quatre grandes régions, dont 70 % de la population vit dans la région des îles Tongatapu. Le pays est formé de plusieurs communautés ethniques, avec 96,6% de la population d'origine tongane, 1,7% d'origine euronésienne, 1% européenne et 1% asiatique.

D’autre part et comme toutes les langues polynésiennes, le tongan a adapté le système phonologique du proto-polynésien. Le tongan est écrit dans un sous-ensemble du script latin. Dans l'ancien alphabet "missionnaire", l'ordre des lettres a été modifié : les voyelles ont été mises en premier, puis suivies par les consonnes : a, e, i, i, o, u, etc ; c'était par surcroît le cas de la décision du Conseil privé de 1943 sur l'orthographe de la langue tongane. Toutefois, la grammaire selon le lexique et le vocabulaire du docteur « C. M. Churchward » privilégiait l'ordre alphabétique européen standard, qui, depuis son époque, est utilisé de manière exclusive.

En conclusion, le tongan est la langue la plus courante et la plus parlée. Au 10e siècle, la première forme écrite de la langue est apparue a avec les missionnaires européens, sur la base de l'écriture latine. Le Conseil privé des Tonga a développé l'orthographe actuelle de la langue au XIXe siècle. Quelques publications littéraires ont été publiées dans cette langue, y compris des versions traduites de la Bible et du Livre de Mormon.

Les autres publications comprennent des quotidiens et des magazines hebdomadaires et mensuels comme Taumu'a Lelei, qui est produit par l'Église catholique. Quoique les Tonga soient liées à la plupart des langues polynésiennes, comme le tahitien, le maori et l'hawaïen, leur phonologie est en revanche typiquement proto-polynésienne.