HISTOIRE DE LA LANGUE MALINKE

Le malinké, issue de la langue Mandingue est parlées en Guinée, au Mali, au Sénégal et en Côte d'Ivoire par les Malinkés. On compte environ entre 500 000 et 1 million de personnes malinkophones dans le monde et principalement en Afrique de l’Ouest.

La langue Mandingue puise son origine du fleuve Manden une région située sur le fleuve Niger entre Kouroussa et Bamako. Constitué par trois populations : les Bambara, les Dioulas et les Malinke.

Sous Sékou Touré, les langues nationales, dont le malinké, était de rigueur dans les écoles, on trouve encore plusieurs manuels d'alphabétisation, ainsi que des fascicules sur des thèmes comme la santé, l'écologie, etc. ... Mais depuis la deuxième république, le français est redevenu la langue de l'enseignement (Source : Collection Parlons...Dirigée par Michel Malherbe).

Les malinkés, sont ‘un peuple guerrier et commerçant’ actif dans la région de l’Afrique de l’ouest depuis le moyen âge. Selon la légende, le peuple Malinké fut créé à partir de l’œuf de dieu suprême Mankala qui contenaît deux mâles : ‘Pemba, en tourbillonnant a créé la terre, tandis que Faro sous forme de poisson, un silure, s’attribuait le ciel et les eaux’. En cotoyant le peuple Arabe lors de leurs expéditions commerciales, et grâce à la propagation de l’islam, ce dernier les a fait ‘sortir de l’ombre et surtout diminuer le poids de l’ignorance qui les frappait d’inhumanité’.

La grammaire

Les consonnes simples sont habituellement alternées avec une simple voyelle simple. Par contre, le malinké n'a pas de règles totalement fixes, pas même en ce qui concerne l'orthographe, puisque le malinké est avant tout une langue orale.

Les caractéristiques de la langue Malinké 

Selon les recherches dirigées par Michel Malherbe (Source : Collection Parlons... Dirigée par Michel Malherbe).

  • Les consonnes simples : sont prononcées comme en Français
  • La lettre g est caractéristique de la variation régionale du malinké. On ne trouvera jamais en même temps les lettres (g) et (gb) dans une même région.
  • La lettre (h) apparaît en général dans les emprunts faits à l'arabe.
  • La lettre (r) ne se trouve qu'en milieu de mot, jamais au début.
  • La lettre (s) se prononce toujours. (s)
  • La lettre (y) est une consonne à part entière.
  • Les consonnes complexes : le (c) est fréquemment remplacé par (k) devant les lettres (i) et (e), il se.

Prononce comme dans « muchacho» et il peut s'écrire (ty).

  • Les voyelles sont encore très instables, surtout avec les variantes régionales.
  • Les voyelles longues se prononcent longues parce que la consonne qui se trouvait à l'origine entre les deux voyelles a été effacée à l'usage.
  • Les voyelles nasales sont assez variables. Par exemple la lettre (b) après un (n) devient (m).
  • Le malinké est une langue tonale. Les deux tons de base haut et bas, se combinent à leur tour pour donner un ton modulé montant ou descendant.
  • La phrase se compose de nom défini et indéfini. La caractéristique principale du malinké est qu'il a perdu son morphème de définition.
  • Le genre du nom est lexicalement marqué.
  • Pour les pronoms personnels ; La 2eme et la 3ème personne du pluriel se distinguent par le ton haut et le ton bas pour la 3ème
  • Pour les pronoms impersonnels, Le « on » du français se traduit par « i » quand le sujet est visé.