HISTOIRE DE LA LANGUE JAPONAISE

Le Japon est l'une des plus grandes puissances industrielles du monde et se démarque par sa croissance économique depuis la Seconde Guerre mondiale, du fait qu'il possède peu de ressources naturelles. Le Japon est connu pour son sens du travail.

Racines et origines de la langue japonaise

L'origine du japonais est très largement débattue parmi les linguistes. Des preuves ont été fournies pour un certain nombre de sources : Oural-Altaïque, Polynésien, et Chinois. Parmi eux, le Japonais est le plus largement considéré comme étant lié à la famille ouralo-altaïque, qui comprend le turc, le mongol, le mandchou et le coréen dans son domaine.

Le japonais est une langue agglutinante, syllabique et cadencée, avec une phonotactique simple. Il partage avec l'espagnol un système pur à 5 voyelles, mais la tonalité est importante. Ceci, ajouté aux voyelles phonémiques et à la courte longueur des consonnes, donne parfois l'impression d'être un pur Castillan européen, même si, sur le plan lexical, il a une accentuation significative de la tonalité.

Le coréen est le plus souvent comparé au Japonais, car les deux langues partagent des caractéristiques clés importantes telles que la structure générale, l'harmonie des voyelles, l'absence de conjonctions et l'utilisation généralisée du discours honorifique, dans lequel le rang social de l'auditeur affecte fortement le dialogue. Cependant, la prononciation du japonais est très différente de celle du coréen, et les langues sont incompréhensibles entre elles.

Le japonais a un système d'écriture extrêmement compliqué, composé de deux ensembles de syllabaires phonétiques (d'environ 50 syllabes chacun) et de milliers de caractères chinois appelés "kanji", dont environ 2 000 ont été désignés par le ministère de l'Éducation comme apprentissage obligatoire avant la fin du secondaire.

L'adaptation des caractères chinois du VIe au IXe siècle après J.-C. fût l'événement le plus important dans le développement de la langue.

En effet, aujourd'hui, le japonais est écrit avec un mélange de trois systèmes d'écriture syllabique : "kanji", "hiragana» (ひらがな)  et "katakana" (カタカナ) adopté vers le 12ème siècle, offrant aux Japonais une nouvelle liberté d'écriture dans leur langue maternelle.

L'écriture latine est utilisée dans les acronymes importés, et le système numérique utilise principalement des chiffres arabes, en plus des chiffres chinois traditionnels. Il est intéressant de noter que l'alphabet latin est utilisé pour taper le japonais phonétiquement.

Autres caractéristiques de la langue japonaise, l’adoption et l’intégration de mots étrangers identifiés par le terme "gairaigo", provenant principalement de l’anglais suivi de quelques mots du portugais, du néerlandais et de l’espagnol.

Parmi ces mots, il y a notamment de "teburu" (table), "biru" (bière), "gurasu" (verre), "aisu" (glace), "takushi" (taxi) , "hoteru" (hôtel), "pan" (pain). Ces mots sont arrivés au Japon principalement aux XVIe et XVIIe siècles, lorsque les missionnaires et les marchands ont commencé à visiter le pays.

L’Étendu de la langue Japonaise

Plus de 1,2 million de personnes parlent japonais aux États-Unis et 1,2 % de la population est d'origine japonaise.

Environ 12 % des habitants d'Hawaii parlent japonais, avec une proportion estimée à 12,6 % de la population d'origine japonaise en 2008.

On trouve également des émigrants japonais au Pérou, en Argentine, en Australie (surtout dans les États de l'Est).

Au Canada (1,4 % de la population de Vancouver est d'origine japonaise.).