HISTOIRE DE LA LANGUE MAYA

Le groupe des langues mayas est un ensemble de 69 langues parlées par plus de 6 millions de locuteurs dont la plus grande partie vit au sud du Mexique, au Guatemala et au Belize.

Ethnologues et chercheurs, pense que ces langues proviennent d'une langue ancestrale commune appelée proto-mayan, parlée il y a au moins 5 000 ans par les habitants de l'empire maya dont les restes se trouvent dans une grande partie du Guatemala, du Belize, du Honduras, d'El Salvador et du sud du Mexique. On distingue le Maya Yucatèque et le Maya Tseltal.

Selon les chiffres de l’UNESCO et de la SIL, la famille des langues Maya ne compte plus que 29 langues encore d’usage. Parmi lesquels nous citons à titre d’exemple :

  • Lakantun
  • Yukateko
  • Ch’ol
  • Chontal
  • Tzeltal
  • Chuj
  • Akateko
  • Q’anjob’al
  • Uspanteko
  • K’ichee’
  • Poqomchi’

Caractéristiques de la grammaire Maya

Selon une étude faite par Christian Lehmann sur ‘la typologie de la langue Maya’, l’ordre de mots du maya obéit au principe de ramification à droite, c.à.d. que le dépendant suit son noyau. Les syntagmes nominaux qui introduisent les phrases sont des exceptions apparentes, parce qu’ils sont des topiques et par conséquence ne dépendent pas du verbe. De même, l’adverbial qui introduit une phrase se trouve en position de focus et par conséquence aussi hors des limites de la phrase. En outre, du moins selon la même source, le maya confirme ainsi nettement la tendance typologique selon laquelle un système de cas est une condition d’un ordre libre de mots.

Les langues mayas sont ergatives, c'est-à-dire que le sujet d'un verbe transitif apparaît dans le cas ergatif, tandis que le sujet d'un verbe intransitif est représenté par une forme différente. En outre, pour certaines familles, elle suit une typologie syntaxique classique. L’ordre des verbes est généralement Verbe -Objet – Sujet.

Cependant, le décryptage de l'écriture maya représenta un processus long et laborieux. Les chercheurs du 19e et du début du 20e siècle ont réussi à décoder les nombres mayas et des parties du texte liées à l'astronomie et au calendrier maya. Alors que le décryptage des hiéroglyphes mayas a progressé rapidement au cours des dernières décennies, les opinions divergent quant à savoir si l'écriture maya consiste ou non en des logographes (mots-images) ou en des symboles représentant des sons de la langue.

Enfin, au milieu du XXe siècle, Tatiana Proskouriakova, une Mayaniste russe, a démontré que les hiéroglyphes mayas étaient un système entièrement fonctionnel de près de 800 symboles, chacun représentant une syllabe composée d'une consonne et d'une des cinq voyelles:/i/, /e/, /e/, /a/, /o/, /u/.